Un logiciel de gestion de crise est l'outil dans lequel travaille la cellule de crise dès qu'un événement dépasse la gestion courante des incidents. Il ouvre une salle de crise, met le bon plan sous les yeux des bonnes personnes, tient la main courante et le journal des décisions, attribue et suit les tâches, coordonne la communication vers les parties prenantes et alimente le retour d'expérience (RETEX). Sous cette étiquette, le marché mélange pourtant des produits très différents : des plateformes dédiées à la crise, des solutions d'alerte de masse et des suites de continuité d'activité dotées d'un module de crise.
Ce comparatif passe en revue 12 outils de cellule de crise vendus en France et en Europe, ainsi que cinq outils d'alerte voisins. Chaque information provient de la page de l'éditeur ou d'une source publique citée en fin d'article, consultée le 1er novembre 2026. Quand un éditeur ne publie pas une information (prix, hébergement, canaux d'alerte), nous l'indiquons au lieu de l'estimer.
Transparence : cet article est publié par ResiPlan, qui figure dans la liste. Nous avons appliqué la même grille à tous, nous compris, et nous ne classons pas les solutions : le bon outil dépend de votre organisation de crise, de votre taille et de vos obligations.
L'essentiel en 30 secondes
- Un logiciel de gestion de crise couvre six fonctions : salle de crise, plans et fiches réflexes, main courante et journal des décisions, suivi des tâches, communication avec les parties prenantes et RETEX. La plupart des outils ci-dessous en décrivent au moins cinq ; ils se distinguent par les canaux d'alerte, le lien avec le PCA et la transparence.
- Les outils d'alerte de masse (Everbridge, OnSolve, AlertMedia, Regroup, FACT24 ENS+) diffusent les messages sur de nombreux canaux. Ils sont voisins de la gestion de crise, sans remplacer la main courante ni les décisions de la cellule.
- Les suites PCA (Fusion, Riskonnect, Mitratech Preparis, GlobalSuite, ResiPlan) relient la réponse à la crise à la BIA et aux plans de continuité. Les plateformes de crise dédiées partent en général de la réponse.
- Trois éditeurs français (Easylience, Iremos, HOLIS) décrivent une offre de cellule de crise avec main courante. Seuls deux outils sur douze publient un prix, et sept déclarent leur lieu d'hébergement.
Tableau comparatif des logiciels de gestion de crise
« Oui » signifie que l'éditeur présente explicitement la fonction sur sa page produit. « Non communiqué » signifie que nous ne l'avons pas trouvé sur les pages de l'éditeur. Les liens figurent dans la section Sources.
Plateformes de gestion de crise
| Solution | Origine | Cible annoncée | Plans / fiches réflexes | Salle de crise / main courante | Suivi des tâches | Canaux d'alerte (selon l'éditeur) | RETEX | Lien BIA / PCA | Prix public | Hébergement déclaré |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Easylience | France | Entreprises multisites, opérateurs critiques, organisations publiques | Fiches réflexes, scénarios, checklists sans code | Salles de crise par niveau ; journal horodaté | Oui | SMS, voix, e-mail, push | RETEX à chaud et à froid, rapports post-crise | BIA citée parmi les référentiels | Non communiqué | Serveurs propriétaires en France et/ou en Europe |
| Iremos Crisis | France | OIV, collectivités, établissements recevant du public | Bibliothèque : fiches de rôle, fiches réflexes, plans | Main courante partagée, décisions incluses | Module plan d'action | Alerte de masse et messagerie sécurisée ; canaux non détaillés | RETEX en fin de cycle | PCA stocké dans la bibliothèque | Non communiqué | France (Claranet) |
| HOLIS | France | Tous secteurs | Scénarios et check-lists adaptables | Journal de crise horodaté et partagé | Oui (tâches et décisions) | Non communiqué | REX couvert | PCA cité comme usage | Non communiqué | Cloud, localisation non communiquée |
| F24 FACT24 CIM | Allemagne | Responsables crise et sûreté | Non communiqué | Journal d'événements (capture d'écran) | Oui | Repose sur FACT24 ENS ; canaux non listés sur la page CIM | Non communiqué | « Chaîne BCM » dans un même espace ; pas de BIA citée | Non communiqué | Serveurs en Europe |
| D4H | Irlande (EcoOnline) | Services d'urgence et cellules de crise d'entreprise | Checklists, pré-plans, playbooks | Tableaux de situation, journal des communications, piste d'audit | Oui | E-mail, push, appel téléphonique, SMS, WhatsApp | Module de reporting en option | Non cité sur la page crise | Incident Management dès 5 300 $/an (tarif US) ; module crise sans prix | États-Unis, UE, Australie ou Canada |
| Crises Control | Royaume-Uni | Des collectivités aux grands groupes | Plans de réponse prédéfinis | Espace d'incident, chronologie et piste d'audit automatiques | Oui, avec escalade | Push, SMS, voix, e-mail | Rapport d'incident généré | Pas de BIA ; se positionne à côté du logiciel PCA | Par utilisateur et par mois, montants non publiés | Région choisie à l'ouverture (dont Royaume-Uni et Europe) |
| Noggin | Australie (Motorola Solutions) | Tous secteurs | Plans d'action issus d'une bibliothèque de modèles | Décisions et faits consignés ; groupes de discussion | Oui | Chat, e-mail, SMS, voix, push dans l'appli | Revues post-incident | BIA et plans dans sa solution de continuité | Non communiqué | Non communiqué |
Suites de continuité d'activité avec module de crise
| Solution | Origine | Cible annoncée | Plans / fiches réflexes | Salle de crise / main courante | Suivi des tâches | Canaux d'alerte (selon l'éditeur) | RETEX | Lien BIA / PCA | Prix public | Hébergement déclaré |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| ResiPlan | Belgique | Consultants, PME, ETI, groupes | Plan de gestion de crise, playbooks, fiches réflexes | Salle de crise, chronologie, journal des décisions inaltérable | Oui, par phase, avec escalade au suppléant | Dans l'appli, e-mail, webhooks Slack / Teams / Discord | RETEX classé dans un registre des enseignements avec actions correctives | Plan de crise relié aux BIA dans un même modèle | Dès 199 € HT/mois (annuel) | UE (Irlande, France) |
| GlobalSuite | Espagne | Non précisée (plus de 2 000 entreprises sur la suite) | Scénarios de crise préconfigurés | Suivi en temps réel des procédures activées | Rôles et tâches à l'activation | Intégration FACT24 listée | Non cité | BIA, plans, risques, tests et crises sur les mêmes processus | Non communiqué | Centre de données dans l'UE |
| Fusion | États-Unis | Équipes de grandes entreprises | Plans de crise et de réponse | Vue de réponse partagée ; décisions, actions et chronologie consignées | Oui | Via les intégrations AlertMedia et Everbridge | Revues post-incident structurées | Réponse fondée sur les dépendances ; intègre les plans de continuité | Non communiqué | Non indiqué sur la page crise |
| Riskonnect | États-Unis | Non précisée | Plans transformés en checklists ; modèles d'incident | Fil d'incident des mises à jour et modifications | Oui | Appli mobile, chat chiffré ; alerte d'urgence vendue à part | Non cité sur la page crise | Continuité et crise dans le même environnement | Non communiqué | Non indiqué sur la page crise |
| Mitratech Preparis | États-Unis | Tous niveaux de maturité, plusieurs secteurs | Modèles de plans personnalisables | Salle de crise physique ou virtuelle ; documentation de l'incident | Listes d'actions | SMS, e-mail, voix, push, bureau, RCS, WhatsApp | Rapport « Incident Retrospective » | BIA dans Preparis Planner | Non communiqué | Non communiqué |
Comment nous avons comparé
Nous avons recherché les fonctions dont une cellule de crise se sert le jour J, dans l'ordre où elle en a besoin :
- Salle de crise : un lieu partagé, physique ou virtuel, où la cellule voit la situation, le plan et le travail de chacun.
- Plans et fiches réflexes : le plan de gestion de crise, les fiches réflexes et les check-lists, prêts à être activés.
- Main courante et journal des décisions : la trace horodatée de ce qui a été reçu, décidé et fait, et pourquoi.
- Suivi des tâches : qui fait quoi et pour quand, avec escalade quand personne ne prend une tâche.
- Communication : alerter la cellule, puis informer le personnel, les clients, les autorités et les médias.
- RETEX : des constats qui deviennent des actions correctives suivies et des mises à jour du plan.
Nous avons ajouté trois critères transverses : le lien avec la continuité d'activité (BIA et PCA), la transparence (prix publié, hébergement déclaré) et l'origine de l'éditeur. Côté référentiels, ISO 22361 traite de la gestion de crise stratégique et ISO 22301 des systèmes de management de la continuité d'activité. Pour l'organisation humaine, voir notre guide sur la composition et les rôles de la cellule de crise et le framework RAPID pour décider en crise.
Les plateformes de gestion de crise
Easylience
Easylience, édité par Nanocode (siège à Cesson-Sévigné, agence à Clichy), couvre l'alerte, la coordination et le pilotage des cellules de crise. L'éditeur décrit des salles de crise par rôle (stratégique, tactique, opérationnel), un « journal et fil d'actions en temps réel » avec assignations et décisions horodatées, des checklists et plans d'action sans code, des fiches réflexes et des scénarios. L'alerte et l'escalade passent par « SMS, voix, e-mail, push », avec accusés de réception et relances. Les exercices et les RETEX à chaud et à froid alimentent des plans d'amélioration suivis, et la BIA figure parmi les référentiels que l'outil structure.
- Hébergement : « serveurs propriétaires en France et/ou en Europe, selon vos besoins de souveraineté ».
- Prix : non publié, démonstration sur demande.
Iremos Crisis
Iremos (Issy-les-Moulineaux) développe des outils de gestion de crise depuis 2006 et a lancé la plateforme Iremos Crisis en 2019. Ses modules couvrent une bibliothèque documentaire (fiches de rôle, fiches réflexes, logigrammes d'alerte, plans de communication et de continuité), l'alerte de masse avec messagerie sécurisée, une main courante partagée qui consigne actions, informations et décisions, un plan d'action et le retour d'expérience. Les utilisateurs annoncés sont les opérateurs d'importance vitale, les collectivités et les établissements recevant du public.
- Hébergement : en France, chez Claranet.
- Prix et canaux d'alerte : non détaillés sur la page.
HOLIS
HOLIS est un logiciel cloud de gestion de crise et d'incidents, « né dans l'aérien » selon son éditeur parisien, vendue avec du conseil, de la formation et des exercices. La page décrit l'alerte et la mobilisation de la cellule adaptée, un journal de crise horodaté partagé entre niveaux opérationnel et stratégique, le suivi des tâches et des décisions, les exercices et le REX. Canaux d'alerte, lieu d'hébergement et prix ne sont pas publiés.
F24 FACT24 CIM
L'éditeur munichois F24 propose FACT24 CIM, son produit de gestion de crise et d'incident, qui repose sur le service d'alerte FACT24 ENS. La page produit annonce une gestion des tâches complète, le travail avec les parties prenantes externes et la prise en charge de pratiquement toute la chaîne de la continuité d'activité (BCM) dans un même espace de travail. Elle précise que toutes les données transmises sont traitées sur des serveurs en Europe. Les plans de crise, la main courante (visible seulement sur une capture d'écran) et le RETEX ne sont pas décrits, et aucun prix n'est publié.
D4H
D4H, société dont le siège est à Dublin, rachetée par EcoOnline en juin 2025, sert les services d'urgence comme les cellules de crise d'entreprise. Sa page crise décrit un espace central pour les « checklists, pre-plans, playbooks, ERPs », des tableaux de situation, un journal des communications et une piste d'audit, avec l'attribution et le suivi des tâches. L'alerte passe par e-mail, push, appel téléphonique, SMS et WhatsApp. La continuité d'activité n'est pas citée sur cette page. D4H est la seule plateforme de crise de ce comparatif avec une grille tarifaire publique : Incident Management démarre à 5 300 $ par an jusqu'à 25 utilisateurs sur sa page de tarifs américaine, plus une offre cloud ; Crisis Management n'a pas de prix affiché. L'hébergement se choisit aux États-Unis, dans l'UE, en Australie ou au Canada.
Crises Control
Crises Control, exploité par Transputec Ltd à Londres, associe plusieurs modules : l'alerte de masse (Ping) par push, SMS, voix et e-mail, un Incident Manager qui lance des plans de réponse prédéfinis, et un Task Manager avec règles d'escalade pour les tâches en retard ou non prises. L'éditeur indique que chaque action, message et mise à jour de tâche est enregistré automatiquement, et que les rapports d'incident sont générés à partir de cette trace. Il se présente comme la couche d'exécution de la réponse (« response execution layer ») qui complète le logiciel PCA sans le remplacer. Le prix est fixé par utilisateur et par mois en abonnement annuel, sans montant publié. Les données restent dans la région choisie à l'ouverture, dont « United Kingdom (UK) & Europe ».
Noggin
Noggin, dont le siège est à Sydney, racheté par Motorola Solutions en juillet 2024, propose la gestion de crise et d'incident à côté de sa solution de continuité. Sa page crise permet de générer des plans d'action à partir d'une bibliothèque de bonnes pratiques, d'attribuer les tâches de réponse, de consigner décisions et faits, et de partager des points de situation avec les parties prenantes. La communication intégrée couvre le chat, l'e-mail, le SMS, la voix et les notifications push, et la page décrit des revues post-incident. La solution de continuité ajoute la BIA, la rédaction des plans et les exercices. Prix et hébergement ne sont pas publiés. ResiPlan et Noggin comparés.
Les suites PCA avec module de crise
ResiPlan
ResiPlan, édité par une société belge, gère la crise dans le même modèle de données que la BIA et les plans de continuité. Concrètement :
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Plan de gestion de crise : la cellule se compose à partir d'une bibliothèque de 16 rôles de direction, chacun avec un titulaire et un suppléant, et le plan peut être relié aux BIA. Les rôles critiques sans suppléant sont signalés.
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Registre d'incidents unique : une crise est un incident escaladé. L'escalade ouvre une salle de crise reliée à l'incident, avec une chronologie, les plans activés et une vue « war room » de toutes les crises en cours.
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Pilotage de crise : l'activation du plan lance l'appel de la cellule et crée les actions à partir des procédures du plan, phase par phase (de la détection au retour d'expérience). Une action non acquittée à temps est escaladée au suppléant.
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Journal des décisions : en ajout seul, chaque entrée exige sa justification et les informations disponibles au moment de la décision ; une correction se fait en remplaçant l'entrée, jamais en la modifiant.
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Captation des séances de crise (facultative, consentement enregistré) : la transcription d'une réunion de cellule pré-remplit des brouillons de décisions qu'une personne doit valider.
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Communication : les messages passent par une étape d'approbation avant diffusion ; les notifications arrivent dans l'application, par e-mail et via des webhooks Slack, Microsoft Teams ou Discord, avec un mode exercice signalé.
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Fiches réflexes reliées aux plans, exercices sur table et crisis gaming.
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RETEX classé dans un registre des enseignements où chaque enseignement affiche ses actions correctives.
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Un module de crise aligné sur ISO 22361.
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Prix : dès 199 € HT par mois en facturation annuelle (formule Essentials, jusqu'à 10 utilisateurs) ; essai gratuit de 7 jours sans carte bancaire.
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Hébergement : base de données en Irlande (déploiement européen de Convex sur AWS), serveurs web chez OVHcloud en France.
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À savoir : les canaux ci-dessus sont ceux qu'utilise aujourd'hui le module de crise ; les organisations qui ont besoin d'alerte SMS ou vocale à grande échelle associent ResiPlan à un outil d'alerte de masse. Aucun logiciel ne remplace une cellule de crise entraînée.
Détail : solution de gestion de crise ResiPlan.
GlobalSuite
L'éditeur espagnol GlobalSuite traite la gestion de crise dans son module de continuité d'activité : une fois la crise déclarée, on active la procédure (rôles, tâches et communications) et l'on suit chaque étape en temps réel, avec des scénarios de crise préconfigurés. BIA, plans, risques, tests et crises portent sur les mêmes processus et actifs. FACT24 figure parmi les intégrations pour la gestion de crise et l'alerte. Sa page sécurité mentionne un centre de données situé dans l'Union européenne. Aucun prix n'est publié.
Fusion
Fusion Risk Management (Chicago) présente sa gestion de crise et d'incident pour les « enterprise teams » : plans de crise et de réponse, attribution des tâches, suivi des procédures et tableaux de bord de direction, avec la possibilité de documenter les décisions et de capitaliser les enseignements. La réponse tient compte des dépendances (personnes, processus, systèmes, sites, fournisseurs touchés), et la page cite des revues post-incident structurées avec suivi des remédiations. Fusion précise ne pas être un outil d'alerte de masse autonome et s'intègre à AlertMedia et Everbridge. ResiPlan et Fusion comparés.
Riskonnect
Riskonnect (Atlanta) transforme les plans en checklists exploitables, enregistre des modèles d'incident pré-remplis avec plans et responsables, tient un fil d'incident de chaque mise à jour et réattribue les rôles quand un responsable est indisponible. Les intervenants se coordonnent depuis une application mobile avec chat chiffré. L'alerte d'urgence est un produit distinct, et la page indique que continuité d'activité et gestion de crise sont intégrées dans le même environnement. RETEX, prix et hébergement ne sont pas décrits sur la page crise. ResiPlan et Riskonnect comparés.
Mitratech Preparis
Mitratech a racheté Preparis en octobre 2024. Après un signalement d'incident, les parties prenantes peuvent ouvrir une salle de crise physique ou virtuelle, diffuser des listes d'actions et documenter l'incident pour l'audit. Selon la FAQ, Preparis Alerts couvre le SMS, l'e-mail, la voix, les notifications push et bureau, le RCS et WhatsApp. La BIA du Planner alimente les stratégies de reprise, et le temps de reprise réel est repris dans un rapport « Incident Retrospective ». Prix et hébergement ne sont pas publiés.
Outils voisins : alerte de masse et gestion des événements critiques
Ces produits apparaissent souvent sous l'étiquette « logiciel de gestion de crise ». Leur cœur de métier est de joindre vite beaucoup de monde sur de nombreux canaux, de suivre les accusés de réception et, pour certains, de surveiller les menaces. Ils sont voisins de la gestion de crise : la cellule a toujours besoin d'un lieu pour son plan, sa main courante, ses décisions et son RETEX, que certains de ces éditeurs proposent en modules complémentaires et que d'autres laissent à une intégration.
- Everbridge présente une plateforme de gestion des événements critiques vendue en formules Core, Pro et Enterprise, qui joint les personnes par SMS, appel vocal, e-mail, push mobile, alertes bureau, plateformes collaboratives et affichage dynamique, avec accusé de réception. Prix sur devis. ResiPlan et Everbridge comparés.
- OnSolve, désormais intégré à Crisis24, est décrit comme une plateforme d'alerte de masse pour les administrations et les entreprises, avec gestion des événements critiques et veille des risques.
- AlertMedia se présente comme une plateforme unifiée de veille des risques et de réponse, et liste l'e-mail, le SMS, la voix, le bureau, l'application mobile, Slack et Teams, avec un prix personnalisé.
- Regroup décrit une plateforme d'alerte de masse par e-mail, SMS, voix, application mobile et bureau, destinée aux entreprises, à la santé, aux administrations et à l'enseignement.
- FACT24 ENS+ est le service d'alerte d'urgence de F24, sur lequel repose FACT24 CIM.
Fusion (AlertMedia, Everbridge) et GlobalSuite (FACT24) en citent certains comme intégrations, un schéma fréquent : la suite PCA porte les plans et la trace, l'outil d'alerte porte les messages.
Comment choisir votre outil de cellule de crise
- Vous avez déjà un logiciel PCA : vérifiez si son module de crise couvre les six fonctions avant d'ajouter une plateforme séparée. Un plan de crise tenu à l'écart de la BIA et du PCA se périme vite.
- Votre besoin principal est de joindre les gens : pour des alertes SMS, vocales ou géolocalisées vers des milliers de salariés, regardez les outils d'alerte de masse, et vérifiez comment ils se connectent à l'endroit où vivent vos plans et votre main courante.
- Vous animez une cellule de crise formelle : privilégiez un journal des décisions qui consigne la justification, une main courante non modifiable en silence et des rôles dotés de suppléants. Notre guide sur la cellule de crise détaille qui fait quoi.
- Vous êtes soumis à NIS2 ou DORA : NIS2 cite la gestion de crise parmi les mesures de gestion des risques cyber, et DORA impose aux entités financières de tester leurs plans de communication de crise. Vérifiez comment l'outil prouve les exercices et les actions correctives, et comment il aide à tenir les délais de notification ; voir notification d'incident NIS2.
- Le lieu d'hébergement compte : plusieurs éditeurs européens déclarent un hébergement en France ou dans l'UE (Easylience, Iremos, F24, GlobalSuite, ResiPlan) ; D4H et Crises Control laissent choisir la région.
- Visibilité budgétaire : la plupart des éditeurs chiffrent sur devis. Demandez le coût total sur trois ans, crédits d'alerte compris, souvent facturés à part.
Pour le marché plus large de la continuité, voir notre comparatif des logiciels PCA.
FAQ
Qu'est-ce qu'un logiciel de gestion de crise ?
C'est un outil qui accompagne la cellule de crise de l'activation au retour d'expérience : salle de crise partagée, plan de crise et fiches réflexes, main courante horodatée et journal des décisions, attribution et suivi des tâches, communication avec les parties prenantes et enseignements. Les outils d'alerte de masse ne couvrent que la partie communication.
Quelle différence entre un outil de cellule de crise et un outil d'alerte de masse ?
L'alerte de masse envoie des messages à beaucoup de personnes sur de nombreux canaux (SMS, voix, e-mail, push) et suit qui a répondu. L'outil de cellule de crise organise le travail de la cellule : plans, décisions, tâches, main courante et RETEX. Beaucoup d'organisations utilisent les deux, reliés par une intégration.
Existe-t-il des logiciels de gestion de crise français ?
Oui : Easylience (Nanocode, Cesson-Sévigné), Iremos Crisis (Issy-les-Moulineaux) et HOLIS (Paris) décrivent tous trois une offre de cellule de crise avec main courante. Easylience et Iremos déclarent un hébergement en France ou en Europe. ResiPlan (Belgique) et GlobalSuite (Espagne) proposent la gestion de crise au sein d'une suite PCA.
Comment piloter efficacement une cellule de crise ?
Nommez un directeur de crise et un suppléant pour chaque rôle critique, gardez une cellule restreinte, séparez la cellule stratégique des cellules opérationnelles, tenez des points de situation à heures fixes, ouvrez la main courante et le journal des décisions dès la première minute, et organisez au moins un exercice par an. Notre guide de la cellule de crise détaille les rôles et les 60 premières minutes.
Quels sont les rôles clés pendant une crise ?
En général : un directeur de crise, un coordinateur, un responsable de la main courante, un responsable communication et un porte-parole, le juridique, les RH, l'informatique et la sûreté, ainsi que les métiers touchés. Une crise cyber ajoute le RSSI et le DPO. Chaque rôle critique a besoin d'un suppléant formé.
Comment garder un plan de crise aligné sur NIS2, DORA ou ISO 22301 ?
Révisez le plan après chaque exercice et chaque incident réel, testez-le au moins une fois par an, conservez les preuves (rapports d'exercice, décisions, actions correctives) et vérifiez que rôles, contacts et critères d'activation sont à jour. ISO 22361 donne des lignes directrices pour la gestion de crise ; ISO 22301 est la norme certifiable des systèmes de management de la continuité d'activité.
Les logiciels de gestion de crise publient-ils leurs prix ?
Rarement. En novembre 2026, parmi les douze outils comparés, D4H publie une grille américaine pour son produit de gestion d'incident (dès 5 300 $ par an) et ResiPlan publie ses formules (dès 199 € HT par mois en annuel). Les autres chiffrent sur devis.
Sources
Pages consultées le 1er novembre 2026.
- Easylience : easylience.com (accueil, gestion des incidents et des crises, hébergement souverain)
- Iremos : iremos.fr, page Iremos Crisis
- HOLIS : holis-apps.com
- F24 : f24.com, pages FACT24 CIM et FACT24 ENS+
- D4H : d4h.com (accueil, crisis management software, tarifs États-Unis) ; communiqué EcoOnline du 24 juin 2025 ; annonce A&L Goodbody du 25 juin 2025
- Crises Control : crises-control.com (accueil, incident management, incident task management, business continuity, global cloud locations)
- Noggin : noggin.io (crisis and incident management, business continuity) ; communiqué Motorola Solutions du 1er juillet 2024
- GlobalSuite : globalsuitesolutions.com, pages continuité d'activité, entreprise, sécurité
- Fusion : fusionrm.com, pages crisis and incident management et contact
- Riskonnect : riskonnect.com, pages crisis management software et contact
- Mitratech : mitratech.com/products/preparis ; article « Get to know Preparis » ; communiqués datés d'Austin (Texas)
- Everbridge : everbridge.com (critical event management, crisis communication and alerting)
- OnSolve : crisis24.com/lp/onsolve ; AlertMedia : alertmedia.com (accueil, emergency mass notification) ; Regroup : regroup.com
- ResiPlan : produit (module de crise) et page tarifs
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