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Observatoire des communes : questions fréquentes

Ce que mesure l'observatoire des communes belges : trois statuts, collecte des données, score de 0 à 100, droit de réponse, indépendance et données ouvertes.

Que mesure l'observatoire ?

L'observatoire mesure la visibilité publique des mesures de préparation des communes et des provinces belges : planification d'urgence, alerte et information de la population, continuité des services et cybersécurité. Il relève ce qu'un habitant peut trouver sur les sites officiels.

Il ne dit pas si un plan existe, ni s'il est bon. Une commune peut être bien préparée sans le montrer en ligne.

Que signifient les trois statuts ?

Chaque critère reçoit l'un de ces statuts :

  • Preuve publique trouvée : une page ou un document officiel établit la mesure de façon vérifiable.
  • Mention sans preuve : la mesure est évoquée, sans élément qui permette de la vérifier.
  • Aucune information publique trouvée : nous n'avons rien trouvé dans les sources consultées.

« Aucune information publique trouvée » veut-il dire « pas de plan » ?

Non. Beaucoup de documents de planification ne sont pas publiés, et c'est souvent justifié : un plan général d'urgence et d'intervention contient par exemple des noms et des numéros de téléphone. Ce statut décrit ce qui est visible, pas ce qui existe. L'observatoire n'écrit jamais qu'une commune « n'a pas de plan ».

Comment les données sont-elles collectées ?

En trois étapes :

  1. Collecte. Un robot lit les sites officiels des communes et des provinces, pages et PDF publics. Il s'identifie, respecte le fichier robots.txt et le délai demandé par chaque site, espace ses requêtes et ne quitte pas le site officiel.
  2. Pré-classement. Une intelligence artificielle propose un statut pour chaque critère à partir des extraits trouvés. Les adresses e-mail et les numéros de téléphone en sont retirés au préalable.
  3. Validation humaine. Une personne vérifie chaque critère avant publication. Rien n'est publié sans cette validation.

Comment le score de 0 à 100 est-il calculé ?

Le score résume la visibilité de onze critères répartis en deux blocs. Le premier porte sur la planification d'urgence prévue par l'arrêté royal du 22 mai 2019 : PGUI, PPUI, exercices, alerte, information de la population, cellule de sécurité et coordinateur. Il pèse trois quarts des points. Le second porte sur la continuité des services et la cybersécurité.

Une preuve publique rapporte tous les points d'un critère, une mention sans preuve une partie, une absence d'information aucun. Un document daté, comme un PGUI, compte un peu moins en vieillissant. Les critères qui ne s'appliquent pas sont retirés du calcul. Les pondérations et les règles exactes figurent dans la méthodologie.

Le score classe-t-il les communes selon leur niveau de sécurité ?

Non. Un score élevé signifie qu'une commune rend visibles beaucoup de ses mesures. Il ne mesure ni la qualité des plans ni la capacité réelle à gérer une crise. Pour comprendre ce que recouvrent ces mesures, consultez nos guides sur le PGUI, la continuité des services communaux et NIS2 pour les pouvoirs locaux.

Comment une commune peut-elle corriger sa fiche ?

Par la page droit de réponse. Une commune peut y signaler une erreur, indiquer un document public que nous n'avons pas trouvé ou faire valoir son point de vue. Chaque demande est examinée par une personne, et la fiche est mise à jour lorsque l'élément est vérifiable.

L'observatoire est-il indépendant de l'offre commerciale de ResiPlan ?

Oui. ResiPlan publie l'observatoire, mais être client de ResiPlan ne change jamais un score : la même méthode s'applique à toutes les communes. La fiche est gratuite pour les communes, qu'il s'agisse de la consulter ou de la faire corriger. L'offre pour les communes est distincte de l'observatoire.

Les données sont-elles réutilisables ?

Oui. Les données publiées de l'observatoire sont téléchargeables en CSV et en JSON sous licence CC BY 4.0 : vous pouvez les réutiliser en citant la source. Les données de référence proviennent de Statbel (codes INS et population, CC BY 4.0) et de Wikidata (sites officiels, CC0).

Pourquoi 565 communes ?

Depuis le 1er janvier 2025, la Belgique compte 565 communes, contre 581 auparavant. En Flandre, 28 communes ont fusionné pour en former 13 ; en Wallonie, Bastogne et Bertogne ont fusionné en décembre 2024. L'observatoire suit la carte issue de ces fusions. Les provinces et la Région de Bruxelles-Capitale ont aussi leur fiche.

Publiez-vous des données personnelles ?

Non. L'observatoire relève si une fonction existe, par exemple un coordinateur planification d'urgence, jamais qui l'exerce. Aucun nom de mandataire ou d'agent n'est publié, et les coordonnées sont retirées des extraits dès la collecte.

Toutes les communes ont-elles déjà une fiche ?

Les fiches sont publiées progressivement, au rythme de la validation humaine. Une fiche n'est publiée que lorsque tous ses critères ont été vérifiés. La méthodologie est versionnée : si un critère ou une pondération change, une nouvelle version est créée pour que les scores restent comparables.